Le déplacement à quatre pattes : un incontournable ?
Le jeu sur le ventre… Où ? Quand ? Comment ?

Pour la pratique du sport, est-ce mieux la diversification ou la spécialisation ?

Joueur de soccer

Les études sont claires, l’enfant a besoin de bouger pour bien se développer tant au niveau physique que mental. De plus en plus d’activités sont mises en place pour permettre aux enfants de pratiquer un sport : activités parascolaires, sport-étude, ligue privée, etc.  Deux importants courants de pensée se profilent dans la pratique du sport : la spécialisation et la diversification. Qu’est-ce que c’est exactement ? La spécialisation prône que pour acquérir une expertise dans un sport, l’enfant doit pratiquer exclusivement ce sport ou centrer ses autres activités sur des acquis de ce même sport. La diversification encourage l’enfant à pratiquer plusieurs sports différents et variés.

En ce qui concerne la performance, autant dans la diversification que la spécialisation, l’enfant aura la possibilité de développer une expertise et de participer à des compétitions de hauts niveaux s’il le désire. L’expertise semble par contre se développer plus rapidement chez les enfants ayant reçu un entraînement de type spécification.

Toutefois, des différences plus marquées s’observent au niveau des effets négatifs de la pratique du sport. La spécialisation tendrait à causer plus de blessures de surutilisation chez les enfants puisque ceux-ci recrutent toujours les mêmes groupes musculaires ou les mêmes segments articulaires. Les blessures semblent surtout se présenter lors des poussées de croissance. De plus, les enfants qui se spécialisent peuvent souffrir d’isolement social, surtout dans les sports individuels, puisqu’ils côtoient toujours le même environnement. Cela semblerait empêcher l’enfant de vivre d’importantes expériences du développement qui ne concernent pas nécessairement le sport. Finalement, il est noté qu’une plus forte proportion des enfants qui se spécialisent aurait tendance à arrêter la pratique du sport plus rapidement.

En conclusion, la spécialisation d’un sport peut être adoptée chez des personnes qui veulent devenir des athlètes d’élite. Par contre, le sport doit être le plus possible débuté seulement à la fin de l’adolescence pour éviter les effets négatifs reliés à la spécialisation.  La diversification est une bonne méthode pour permettre à l’enfant de se développer dans toutes ses sphères et de garder une motivation constante pour l’activité physique.

L'équipe de la

CPEO_pediatrique_Couleur

www.physioenfant.com

 

Références :

Malina R (2010). Early Sport Specialization: Roots, Effectiveness, Risks. American College of Sports Medicine 9 (6), 364-371.

Jayanthi N, Pinkham C, Dugas L, Patrick B et LaBella C (2013). Sports Specialization in Young Athletes: Evidence-Based Recommendations. Sports Health 6 (3), 251-257. DOI: 10.1177/1941738112464626

Coté J, Horton S, MacDonaldy D, Wilke S (2009). The Benefits of Sampling Sports During Childhood. Physical and Health Education, 6-11.

Bridge M W, Toms M R (2013). The specialising or sampling debate: a retrospective analysis of adolescent sports participation in the UK. Journal of Sports Sciences, 31 (1), 87-96. DOI: 10.1080/02640414.2012.721560

 

 

comments powered by Disqus